Bilan Axe R 2

fonctionnements sociaux et biophysiques
1. Logiques d’acteurs

En milieu pluvial, il s’agit de comprendre les décisions des agriculteurs pour les mises en cultures , ainsi que les pratiques afférentes . (Mekki et al., 2018). En milieu irrigué, il s’agit de caractériser et de co-évaluer les pratiques locales développées par les acteurs à différentes échelles (parcelle, exploitation, territoire) dans la plaine de Merguellil, avec un focus sur les systèmes économes en intrants chimiques .

2. Consommation en eau des cultures

En milieu pluvial, il s’agit de comprendre les transferts d’eau dans le continuum sol – plante – atmosphère aux échelles de la parcelle et du paysage. (Boudhina et al., 2018, Zitouna-Chebbi et al., 2018).

Les méthodes proposées concernent des mesures à l’échelle de la parcelle et du versant (tour à flux de l’ORE OMERE) permettent de reconstituer des chroniques sur plusieurs années . Pour les couverts végétaux discontinus, un protocole expérimental est conduit sur une oliveraie durant trois années contrastées (sèche, intermédiaire, humide), incluant les mesures des quatre composantes du bilan d’énergie et de la transpiration (station de flux, flux de sève), et des indicateurs de proxidétection (Chebbi et al., 2018).

Des relations entre les indices de stress hydrique mesurés et des indicateurs de proxidétection sont établies pour détecter les seuils critiques au-delà desquels un apport en eau devient indispensable pour la survie de la plante.

Pour les paysages hétérogènes, nous conduisons un exercice de calibration du modèle SWAT avec les données de l’ORE OMERE en vue de simuler la consommation en eau des cultures pour différents scénarios d’occupation du sol (Mekki et al., 2017).

3. Effet des activités agricoles sur les Flux hydrosédimentaires,

L’objectif est de progresser dans la connaissance des processus à l’origine des flux hydrosédimentaires, avec un focus sur le bassin versant de Kamech (ORE OMERE). Nous analysons comment les activités agricoles et les aménagements modifient ces flux et sont affectés en retour par ces mêmes flux.

Nous étudions les fentes de retrait, depuis l’évènement (pluie) jusqu’au cycle hydrologique pluriannuel. (Inoubli et al., 2016).

A l’échelle du réseau de parcelle en lien avec l’hydrographie (échelle emboitée), nous menons des suivis fins pour quantifier le rôle des fentes sur les bilans d’eau et de sédiments en lien avec les dynamiques

  1. de réhumectation du sol
  2. d’alimentation des nappes perchées
  3. d’alimentation en eau et sédiments de la retenue collinaire aval (Inoubli et al., 2017).

Nous étudions aussi la contribution de l’érosion des rigoles et des ravines aux bilans hydrosédimentaires, en considérant plusieurs lacs collinaires de la Dorsale Tunisienne, dont les sites de Lebna et Merguellil. Nous avons recours à des techniques de traçage basées sur le césium 134 et la matière organique, et à la combinaison mesures de terrain / images aériennes. (Ben Slimane et al., 2018), (Slimane et al., 2016).

4. Effets des pratiques agricoles sur les contaminations des eaux,

L’objectif est de comprendre les mécanismes de contamination du sol et de l’eau par les molécules en lien avec les pratiques actuelles.

Nous détaillons les pratiques d’utilisation des phytosanitaires dans trois contextes contrastés : des périmètres irrigués alimentés par le barrage de Lebna (Cap Bon) et les eaux souterraines du Merguellil, et le bassin versant de Kamech en céréaliculture pluviales (Cap Bon).

En termes de modélisation, nous conduisons des analyses de sensibilité pour déterminer les paramètres caractéristiques des propriétés hydrodynamiques des sols cultivés à partir d’expérimentations sur colonnes de sol en laboratoire, en vue de simuler les flux de molécules. Ces analyses montrent que la détermination des paramètres est très dépendante des conditions expérimentales (Younes et al., 2017 ; 2018).

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